Question (pour un champion) de style

    Salut les grosses biches

    Bon, j’ai un peu un temps de retard, j’avoue: l’amie Bali dissertait fort justement sur le sujet il y a déjà perpette. M’enfin bref, moi c’est l’autre jour que je me posais vachement de questions sur le style, le fait d’en avoir, d’en avoir un même, donc dissertons à notre tour. Est-ce que c’est quelque chose qu’on a en soi, ou bien quelque chose que l’on définit avec le temps, voire qui s’impose à nous au fur et à mesure. Tout ça sans doute à cause de tous ces gros titres du genre «ayez du style» ou «20 accessoires pour être stylée sa mère» et tout. Et combien d’articles où l’on peut lire que unetelle est née avec un sens inné du style, que machine travaille son style, etc. Déjà c’est quoi, le style ?

    Je veux dire, si tu mates les vitrines, ben c’est à peu près la même limonade partout, le «spring 2012 style». Si tu mates Anja Rubik vs Cathy Guetta en total look IM (souviens toi), c’est pas la même pourtant. Le style n’aurait donc à peu près rien à voir avec le look donc. Et pourtant a priori ça a à voir avec la mode, au vu des streetstyle et autre style hunter qui font la loi sur la toile. Alors ça tient à quoi bon sang ?

    Moi qui suis sensible à la dégaine, à l’allure, je pense qu’on est pas loin de la vérité là, tu vois. Parce qu’il y a des meufs (et a priori des keums, je vous oublie pas les bichons) qui font que tu te retournes sur leur passage, pas tant parce qu’elles ont des fringues de fou («ah ça ? je l’ai trouvé chez H&M») mais parce qu’elles les font vivre.

    Un des Cheap Tuesday de la très stylée Punky B que je préfère

    Sûrement qu’une partie de notre style est innée, et tient à notre identité. Mais je pense qu’effectivement, le style, que dis-je, notre style s’acquiert avec l’expérience, le vécu. Et la marrade : la mode est avant tout un jeu! On est plus ou moins attirée par certaines pièces, et certaines s’imposent à nous parce qu’elles nous plaisent sur nous. «C’est tout nous» quoi. On a toutes le souvenir d’un vêtement adulé sur une autre et plutôt franchement décevant sur notre gueule…

    C’est le souci aussi, le fait qu’en fait il n’y ait pas UN style, mais un million de possibilités. Moi par exemple, je suis vachement attirée, et même fascinée par les dégaines hyper rock, bien dark. Mais autant dire qu’avec ma gueule de poupée, ça rend pas pareil, même si je fais la gueule au max. Ou les allures très androgynes, ultra simples : un jean, un t-shirt, un gros ceinturon, des escarpins et roule cocotte. Ouais mais non, sur mon sablier «90C-hanches de matrone» ça fonctionne pas. Et puis surtout, moi ça me saoule au bout de 3j de m’habiller que comme ça, de virer les couleurs, ou de bouder le flare, de s’imposer une ligne de conduite quoi. C’est point naturel chez moi, besoin d’aller voir ce que ça donne dans le champ d’à côté en bref !Sûrement que c’est comme ça qu’on se construit, en essayant, et en foirant… éternel apprentissage (même pas peur, les études interminables, ça me connait nom de gou !) !

    Elin Kling, terriblement minimaliste et canon (ça aide aussi d’être belle gosse)

    Cindy, de Come Over To The Darkside, so black is black

    A part ça, je pense que ça tient peut-être aussi quelque part à l’amour qu’on porte à ce qu’on porte justement : cette vieille paire de bottines déglinguée qu’on arrive pas à jeter, ce collier dont la beauté nous éblouit encore et toujours, ce t-shirt blanc tout con mais si parfait dans son emploi qu’on ne met que lui. Tu vois, je crois que tout est dans la recherche, dans cette quête de l’introuvable, et dans le bonheur d’avoir réussi à trouver. Alexa Chung me conforte dans mon idée avec cette interview. Parce que je la crois quand elle dit qu’elle s’emmerde pour s’habiller maintenant, que ce n’est pas plus facile alors qu’elle a accès à toutes les merveilles de créateurs possibles. C’est autant la merde de choisir, et il n’y a pas l’excitation et le plaisir d’assortir la fripe de fou chinée, chassée même, avec le sac de créateur qu’on s’est durement payé, bout de chandelle après saucisse-lentille en boîte. Même si parfois il y a de fausses bonnes idées dans tout ça, des pièces achetées pour leur beauté irréelle qu’on passera finalement plus de temps à admirer qu’à porter. C’est le jeu ma pauvre Lucette, comme dirait l’autre.

    Comme quoi, si je gagnais au loto, ben j’aurais encore plus de problème (blague).

    Merveille de collier déniché chez la géniale Coco Picos la semaine dernière

    va savoir lequel des contenus des 2 colis que j’ai reçu la semaine dernière j’ai préféré… Peut-être ces tueries d’escarpins Louboutin pour lesquels je me suis saignées, peut-être…

    Je suis comme tout le monde, j’ai sûrement un style, un truc qui fait que les gens qui me connaissent sont cap de me dire en voyant un truc à paillettes ou un collier plastron «ça, c’est vraiment toi». Parfois même je me rend bien compte qu’il y a mon nom marqué sur des trucs, même si je ne saurais pas vraiment définir mon style. Et que finalement tant mieux, je préfère essayer, quitte à me casser la gueule, plein de trucs différents, des qui me ressembleront, d’autres moins, et voir ce que ça donne. NO LIMIT LES GROS !

     

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    Une réponse à Question (pour un champion) de style

    1. Balibulle dit :

      Ah haha, j’avais pas vu Cathy en total look IM, je crois qu’il n’y a pas de meilleure démonstration possible… Quant à Alexa, je saisis tout à fait ce qu’elle traverse (même si elle pousse un peu en considérant qu’elle a « fait » le retour du col Claudine à elle toute seule…)

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